Là où l'image existe entre les conditions
J'ai toujours été attiré par les images qui n'appartiennent pas entièrement à un seul état. Dans mon travail, la liminalité n'est pas un thème, mais une condition construite au sein de l'image. Elle apparaît dans des moments où la forme n'est ni fixe ni dissoute, où la présence est maintenue entre les définitions. Ce qui m'intéresse le plus, c'est comment une image peut rester en suspens sans se résoudre en clarté.

La figure comme présence transitoire
Le corps dans mon travail apparaît souvent stable, mais pas entièrement ancré. Il existe dans un état de transition plutôt que d'achèvement. La figure n'arrive ni ne part. Elle reste entre les deux. J'ai toujours été intéressé par la façon dont l'immobilité peut contenir le mouvement sans le montrer. Le corps devient un seuil plutôt qu'un objet.
Limites floues et bords doux
Les bords dans l'imagerie liminale sont rarement nets. Les formes s'estompent, se fondent ou se dissolvent dans l'espace environnant. La frontière entre la figure et l'environnement devient incertaine. Cela crée un sentiment de continuité plutôt que de séparation. J'ai toujours été attiré par la façon dont les bords adoucis peuvent suggérer un passage sans direction.

Superposition et états simultanés
La superposition permet à plusieurs conditions d'exister simultanément. Les formes transparentes, les lignes qui se chevauchent et les structures répétées créent un champ visuel où les états ne sont pas séparés, mais coexistent. Cela produit un sentiment de simultanéité. Je trouve cela particulièrement convaincant car l'image ne passe pas d'un état à l'autre — elle les maintient tous les deux.
La lumière comme transition
La lumière dans ces œuvres n'est pas stable. Elle se déplace à travers la surface, apparaissant diffuse ou inégale. Les zones de luminosité et d'ombre ne définissent pas clairement la forme. Au lieu de cela, elles suggèrent le changement. J'ai toujours été intéressé par la façon dont la lumière peut agir comme transition plutôt que comme illumination.

Répétition et rythme indéterminé
La répétition crée du rythme, mais pas de résolution. Les éléments se répètent sans former un motif fermé. Cela produit un sentiment de continuité sans conclusion. Je trouve cela particulièrement intéressant car cela étend l'image au-delà d'une structure fixe. Dans mon travail, la répétition soutient l'idée d'une transition continue.
Quand l'entre-deux devient structure
À un certain point, la liminalité n'est plus définie par des éléments individuels, mais par les relations entre eux. La figure, la frontière, la superposition, la lumière et la répétition forment un système de suspension. J'en suis venu à reconnaître que cela crée un langage visuel où l'image ne se résout pas, mais reste ouverte. Dans mon travail, je ne représente pas la transition comme un mouvement. Je la construis comme un état. Les métaphores visuelles de la liminalité dans l'art et entre les états existent dans cette condition, où l'image est maintenue dans un entre-deux continu.