Là où l'image refuse la stabilité
J'ai toujours été attiré par les images qui paraissent stables au premier abord, puis commencent à se déformer. Dans mon travail, les impressions d'art de déesses illusionnistes sont construites autour de cette instabilité. La figure est présente, mais pas totalement fixe. Ce qui semble clair commence à se fragmenter, à se dédoubler ou à se dissoudre. Je ne cherche pas à créer l'illusion comme un tour de magie, mais comme une condition où la perception ne peut pas se fixer complètement.

Le visage comme surface changeante
Le visage dans mon travail est souvent le premier point de reconnaissance, mais il reste rarement singulier. Les traits peuvent se répéter, se désaligner légèrement ou fusionner avec les formes environnantes. Cela crée une surface qui oscille entre clarté et distorsion. J'ai toujours été intéressé par la façon dont l'identité peut rester visible tout en devenant instable. Le visage devient quelque chose qui ne peut être maintenu dans une seule lecture.
Yeux et perception déplacée
Les yeux sont centraux, mais non ancrés. Ils peuvent apparaître multipliés, déplacés ou positionnés en dehors de l'anatomie attendue. Cela brise l'idée d'un point de vue fixe. La figure n'est plus simplement vue — elle voit depuis plusieurs positions. J'ai toujours été attiré par la façon dont cela crée un sentiment de perception qui s'étend au-delà du corps.

Superposition et chevauchement transparent
Mes images reposent souvent sur la superposition. Les formes se chevauchent, les lignes se répètent et les textures se construisent à la surface. La transparence permet à différents éléments d'exister en même temps sans se séparer complètement. Cela crée une profondeur qui n'est pas spatiale, mais perceptive. J'ai toujours été intéressé par la façon dont la superposition peut construire de multiples réalités au sein d'une seule image.
La couleur comme distorsion
La couleur dans ces œuvres ne suit pas la logique naturelle. Les tons de peau virent au vert, au violet ou au gris. Les ombres prennent des teintes inattendues, et la lumière ne se comporte pas de manière cohérente. Cela déstabilise la figure sans la supprimer. J'utilise la couleur non pas pour décrire la forme, mais pour l'interrompre.

La symétrie et son effondrement
Beaucoup de mes compositions commencent par la symétrie, mais elle est rarement maintenue parfaitement. De petites perturbations — une ligne déplacée, un détail altéré — brisent l'équilibre. Cela crée une tension au sein d'une structure autrement stable. J'ai toujours été intéressé par la façon dont la symétrie contrôlée peut être utilisée comme base pour la distorsion.
Quand la présence devient irréelle
À un certain point, la figure n'est plus définie par une forme stable. Elle existe comme un système d'éléments changeants — visage, yeux, couches, couleur et structure. J'en suis venu à comprendre que c'est là qu'émerge la présence irréelle. Ce n'est pas une absence, mais une instabilité maintenue. Dans mon travail, je ne représente pas l'illusion comme quelque chose d'extérieur. Je la construis au sein de l'image elle-même. Les impressions d'art de déesses illusionnistes et la présence féminine irréelle dans l'art existent dans cette condition, où l'image est à la fois visible et impossible.